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Women Build Canada : reconnaître les contributions économiques des femmes à l’occasion de la Journée internationale des femmes et au-delà

De nouveaux rapports du PCFE et des recherches du Diversity Institute mettent en lumière le rôle des femmes dans la croissance économique et la résilience du Canada.

Alors que le Canada célèbre la Journée internationale des femmes, le Portail de connaissances pour les femmes en entrepreneuriat (PCFE) et le Diversity Institute publient de nouvelles recherches qui montrent le rôle croissant des femmes dans le renforcement de l’économie et de l’innovation au Canada.

Ces recherches arrivent à un moment charnière pour l’économie canadienne. Alors que le pays cherche à renforcer les chaînes d’approvisionnement, à diversifier ses échanges commerciaux au-delà des États-Unis et à accélérer l’innovation dans des secteurs comme l’intelligence artificielle (IA) et les infrastructures, l’aviation, l’agriculture et plus encore, libérer le potentiel de croissance des dirigeantes et dirigeants et des personnes entrepreneures sera essentiel pour bâtir une économie plus résiliente et plus compétitive. Ensemble, ces recherches mettent en lumière à la fois les progrès réalisés par les femmes dans l’ensemble de l’économie canadienne et les obstacles structurels qui continuent de freiner la croissance et l’expansion.

Journée internationale des femmes :  la route est encore longue avant de pouvoir souffler

La Journée internationale des femmes de cette année offre une occasion importante de faire le point sur les progrès considérables réalisés enmatière d’égalité des genres, ainsi que sur les écarts qui persistent. Bien que nous soulignions chaque année la Journée internationale des femmes, le travail du Diversity Institute sur l’égalité des genres en milieu de travail, dans le développement des compétences et en entrepreneuriat se poursuit tout au long de l’année.

« Si, pour certaines personnes, la Journée internationale des femmes est un rendez-vous annuel, chaque jour devrait être la Journée internationale des femmes », a déclaré Wendy Cukier, fondatrice du Portail de connaissances pour les femmes en entrepreneuriat (PCFE) et du Diversity Institute. « Les femmes ont atteint une quasi-parité sur le marché du travail, mais pas sur le plan des salaires, des postes de direction ni des milieux de travail sains et inclusifs. Les femmes prennent la majorité des décisions d’achat, mais leurs besoins ne sont souvent pas pris en compte dans la conception des produits, des services et des politiques, ce qui entraîne parfois des conséquences graves. Les femmes continuent d’assumer la plus grande part du travail de soins non rémunéré, mais leurs besoins ne sont souvent pas pleinement pris en compte en milieu de travail. L’accès à des services de garde abordables change la donne, mais des défis persistent quant à leur mise en œuvre. Même si les femmes progressent dans des secteurs non traditionnels, elles demeurent soumises à des exigences plus élevées et se heurtent à bien davantage d’obstacles, en particulier lorsqu’elles sont autochtones, racisées, handicapées ou membres de la communauté LGBTQ2S+. »

Elle ajoute : « Les stéréotypes et les préjugés demeurent profondément ancrés, et la réaction négative est bien réelle. Dans toute l’histoire du monde, jamais un homme n’a été qualifié d’autoritaire parce qu’il faisait preuve de leadership. Notre culture part du principe que les hommes sont les patrons. Les femmes qui s’affirment, qui ont confiance en elles ou qui font preuve de leadership sont marginalisées parce qu’elles ne correspondent pas aux stéréotypes féminins. Mais les femmes qui se conforment à ces stéréotypes de genre ne sont pas prises au sérieux comme dirigeantes. »

La réaction négative est bien réelle et ne peut être ignorée. Certaines personnes semblent croire que « l’égalité entre les genres est acquise », mais ce n’est pas le cas. Bien que la plupart des organisations reconnaissent la valeur de l’équité, de la diversité et de l’inclusion (EDI), et que les Canadiennes et Canadiens qui appuient l’EDI en milieu de travail soient trois fois plus nombreux que ceux qui ne l’appuient pas, on observe des signes préoccupants de recul et d’essoufflement. En même temps, il existe des preuves de réussites remarquables. Nous devons redoubler d’efforts, particulièrement dans le contexte actuel, pour examiner les données probantes de près, valider les expériences des femmes et, surtout, reconnaître et célébrer leurs réussites et leurs contributions, tout en veillant à ce qu’elles aient leur place à la table des décisions.

« Soutenir les femmes entrepreneures ne consiste pas seulement à faire progresser l’égalité entre les genres, c’est aussi miser sur le potentiel des femmes qui sont propriétaires de 20 % des entreprises et associées dans 17 % supplémentaires », a déclaré Cukier. « Dans un contexte marqué par l’incertitude géopolitique et l’évolution des relations commerciales, les femmes entrepreneures démontrent une grande résilience et une forte capacité d’adaptation. Bien que les femmes entrepreneures soient généralement concentrées dans les secteurs des services, qui sont souvent négligés, elles gagnent du terrain dans des secteurs prioritaires comme la technologie, les infrastructures, l’agriculture, les soins de santé et la croissance propre. Soutenir les femmes entrepreneures est essentiel pour diversifier les chaînes d’approvisionnement, renforcer les industries nationales et accroître les exportations vers de nouveaux marchés. »

Plusieurs rapports récents du Diversity Institute mettent en lumière les progrès accomplis en matière d’avancement des femmes en milieu de travail, ainsi que le travail restant à accomplir. Le rapport Au-delà des chiffres : bilan actualisé des progrès des femmes en génie depuis 1992 (The More Than Just Numbers Revisited: Progress on Women in Engineering Since 1992), publié en collaboration avec la Société ontarienne des ingénieurs professionnels, montre à quel point les progrès ont été lents : en 2022, les femmes représentaient 25,2 % des inscriptions au premier cycle en génie, mais seulement 15 % des professionnelles et professionnels du génie au Canada.

Notre rapport sur les femmes dans les métiers montre que les femmes n’occupent que 8,3 % des postes dans les métiers, le transport et l’équipement. Dans les principaux métiers Sceau rouge, comme l’électricité, la charpenterie, la plomberie et le service automobile, les femmes ne représentent que de 4,1 % à 6,3 % des inscriptions en apprentissage. 

Notre rapport sur la santé mentale en milieu de travail, réalisé avec l’Environics Institute et appuyé par le CCF, adopte une perspective intersectionnelle sur les expériences des femmes handicapées, en particulier celles ayant des problèmes de santé mentale et des différences cognitives. Le rapport montre des écarts importants entre les hommes et les femmes dans la déclaration des handicaps et de leurs répercussions en milieu de travail. Chez les jeunes femmes de 15 à 24 ans, les problèmes de santé mentale représentaient 77 % des handicaps déclarés, soit la proportion la plus élevée parmi les sous-groupes fondés sur le genre ou l’âge. Les femmes ayant un problème de santé mentale déclarent un taux de satisfaction au travail légèrement supérieur à celui des hommes (69 % contre 62 %), bien que ce taux demeure globalement inférieur à celui observé chez les groupes présentant des différences cognitives (85 % contre 87 % chez les hommes) et chez les groupes ne présentant aucune condition (77 % contre 80 % chez les hommes).

Nos rapports issus du sondage sur l’emploi et les compétences, réalisés avec l’Environics Institute et appuyés par le CCF, soit L’intelligence artificielle au travail et Préoccupations croissantes quant à l’incidence des nouvelles technologies sur l’emploi, montrent que l’IA générative pourrait soit réduire, soit accentuer la fracture numérique. Par exemple, 47 % des femmes adoptent l’IA, contre 53 % des hommes, ce qui représente un écart beaucoup moins important que pour d’autres technologies.

Notre rapport sur les Autochtones en milieu de travail : examen de l’emploi, de la formation et de l’IA ( Indigenous Peoples in the Workplace: Examining Employment, Training and AI) met en lumière des tendances distinctes chez les femmes autochtones dans leurs expériences en milieu de travail, notamment en ce qui concerne les conditions d’emploi, le bien-être, la participation à la formation et l’utilisation des technologies. Par exemple, les autochtones ont indiqué que leur formation avait mené à une promotion dans une proportion presque deux fois plus élevée que dans la population non autochtone (51 % contre 27 %). Une plus forte proportion de femmes autochtones que d’hommes autochtones ont déclaré avoir obtenu une promotion à la suite d’une formation (55 % contre 48 %). Par ailleurs, lorsqu’on leur a demandé comment elles percevaient leur situation financière au cours des six prochains mois, les hommes autochtones se montraient beaucoup plus optimistes que les femmes autochtones, en déclarant que leur situation financière serait meilleure dans six mois dans une proportion presque deux fois plus élevée (58 % contre 31 %).

Le Rapport sur l’état des lieux de l’économie des communautés noires (The State of Black Economics Report (SOBER)) met en lumière la contribution essentielle des personnes travailleuses et des personnes entrepreneures noires à l’économie canadienne, tout en faisant ressortir les écarts structurels persistants dans les parcours de formation et les résultats sur le marché du travail. Les femmes noires sont deux fois plus nombreuses que les hommes d’ascendance africaine à siéger aux conseils d’administration des 25 plus grandes sociétés inscrites à la Bourse de Toronto (TSX), selon leur capitalisation boursière. Dans l’ensemble, les femmes d’ascendance africaine étaient mieux représentées au sein des conseils d’administration que dans les postes de haute direction.

Les recherches présentées dans le rapport Au-delà de l’ACS+ mettent en lumière l’application inégale de l’ACS+ dans une perspective d’EDI et de réconciliation, ainsi que le caractère inégal de la conformité à l’ACS+. Le rapport a également souligné l’importance de placer au centre la vérité et la réconciliation, ainsi que les enjeux liés à la race et au handicap, plutôt que de les traiter comme des éléments accessoires. Enfin, le rapport a mis en évidence l’importance cruciale de considérer l’EDI comme un élément central pour répondre aux besoins d’une population de plus en plus diversifiée et pour soutenir le rendement organisationnel, plutôt que comme une simple exigence de conformité ou une case à cocher.

De la recherche à l’impact à l’échelle mondiale

La Dre Wendy Cukier a présenté les principaux constats du rapport et d’autres travaux de recherche lorsqu’elle a récemment témoigné devant le Comité sénatorial permanent des droits de la personne du Canada, dans le cadre de son étude sur l’équité en matière d’emploi, en soulignant l’importance de poursuivre les efforts visant à moderniser la Loi sur l’équité en matière d’emploi. Malgré le discours ambiant et la réaction négative, le lien entre l’EDI et le rendement organisationnel demeure solide, tout comme l’appui du public. Les recherches du Diversity Institute montrent que 54 % des Canadiennes et Canadiens ont une opinion positive de l’EDI, contre 16 % qui en ont une opinion négative, et que les femmes sont plus nombreuses (57 %) que les hommes (50 %) à percevoir l’EDI favorablement. Bien qu’il soit clairement établi que “ce qui est mesuré est fait”, et que les secteurs sous réglementation fédérale affichent généralement de meilleurs résultats que les autres sur le plan de la représentation des femmes et des autres groupes désignés, la Loi sur l’équité en matière d’emploi du Canada ne s’applique actuellement qu’à moins de 8 % de l’effectif canadien, soit environ 1,54 million de membres du personnel en 2020, et des lacunes importantes persistent dans sa mise en œuvre.

Le Diversity Institute et ses carrefours régionaux participent activement à des événements organisés partout dans le monde à l’occasion de la Journée internationale des femmes, tout en appuyant une série d’activités partout au Canada, notamment IWD on the Hill, Women Inspire avec la Casa Foundation for International Business, le gala YWCA Women of Distinction, la célébration de la Journée internationale des femmes de PARO, et bien d’autres encore.

Mais le travail du Diversity Institute, du CCF et du PCFE s’étend au-delà des frontières du Canada. Ce mois-ci, des membres de l’équipe de recherche participent à la Commission de la condition de la femme des Nations Unies (UN Commission on the Status of Women), à New York, dans le cadre d’un panel sur le thème Justice pour les femmes dans un contexte de virage des politiques d’immigration en Amérique du Nord (Justice for Women Amid North America’s Immigration Policy Shift), organisé par ONU Femmes, la CAMEUS, soit l’alliance nord-américaine regroupant la Fédération canadienne des femmes diplômées des universités (the North American alliance of Canadian Federation of University Women (CFUW)), Women Graduates–USA (WG-USA) et la Fédération mexicaine des femmes diplômées des universités (The Mexican Federation of University Women (FEMU)). Parmi les autres personnes intervenantes figurent Kathleen Bush-Joseph, du Migration Policy Institute (MPI), la Dre Elisa Ortega-Velázquez, de l’Institut de recherche juridique (Institute of Legal Research) de l’Universidad Nacional Autónoma de México (Universidad Nacional Autónoma de México’s (UNAM)), ainsi que la Dre Nirshila Chand, DrPH, MPH, spécialiste de la santé publique guidée par une mission sociale. Le Diversity Institute mettra particulièrement l’accent sur ce que Wendy Cukier décrit comme l’avantage concurrentiel mondial du Canada : sa diaspora immigrante.

Le Diversity Institute est également bien représenté au W20, Wendy Cukier se joignant à Tania Saba, coprésidente de la délégation canadienne du W20 et titulaire de la Chaire BMO sur la diversité et la gouvernance à l’Université de Montréal, ainsi qu’à Tamara Thermitus, chercheuse principale distinguée Boulton à l’Université McGill et déléguée canadienne du W20, dans le cadre de la réunion inaugurale. Tania Saba copréside le groupe de travail sur l’économie du soin et l’autonomisation économique des femmes, tandis que Wendy Cukier participe au groupe de travail sur l’entrepreneuriat, reconnu à l’échelle mondiale pour son rôle moteur dans la croissance économique inclusive, l’innovation et la création d’emplois. La réunion inaugurale se tiendra à New York le vendredi 13 mars, en parallèle de la CSW.

Cette année encore, le Diversity Institute sera également bien représenté au prochain Forum permanent des Nations Unies pour les personnes d’ascendance africaine (UN Permanent Forum for People of African Descent in Geneva), à Genève, en apportant une perspective de genre et intersectionnelle aux échanges. Nancy Mitchell, directrice des services-conseils au Diversity Institute, le Dr Mohamed Elmi, directeur général du Diversity Institute, et Tamara Thermitus, chercheuse principale au Centre pour les droits de la personne et le pluralisme juridique de l’Université McGill, se joindront à Gaynel Curry, experte indépendante membre du Forum permanent des Nations Unies pour les personnes d’ascendance africaine, dans le cadre d’une activité parallèle portant sur de nouvelles recherches mondiales sur la représentation intersectionnelle des personnes noires, et mettront en lumière les expériences différenciées des femmes noires dans les domaines de l’éducation, de l’emploi, du leadership et de l’entrepreneuriat.

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